Pierre Remerand

 

Notre ami Pierre Remérand vient de publier, chez Lancosme éditeur, son nouveau livre consacré à « Fernand Boissard de Boisdenier (1813-1866), un romantique du bon temps« .

 

Boissard de Boisdenier (2)

 

« C’était un garçon des mieux doués que Boissard ; il avait l’intelligence la plus ouverte ; il comprenait la peinture, la poésie et la musique également bien ; mais, chez lui, peut-être le dilettante nuisait à l’artiste ; l’admiration lui prenait trop de temps, il s’épuisait en enthousiasmes ; nul doute que, si la nécessité l’eût contraint de sa main de fer, il n’eût été un peintre excellent. Le succès qu’obtint au Salon son Épisode de la retraite de Russie en est le sûr garant » (Théophile Gautier, préface des Fleurs du mal de Baudelaire, 1868).

Fils d’un pharmacien de Châteauroux (Indre), Fernand Boissard, qui prendra en1855 le nom de Boissard de Boisdenier, du nom d’une propriété familiale près de Tours, est un brillant acteur de la vie culturelle de la capitale dans les années effervescentes du romantisme, entre 1830 et 1850. Il fait du superbe appartement qu’il loue dans l’hôtel Pimodan (Lauzun), au 17 quai d’Anjou dans la tranquille ile Saint-Louis, un haut-lieu de la sociabilité artistique et littéraire de son temps. Le «bon» Boissard compte parmi ses familiers Théophile Gautier, Baudelaire, Nerval, Delacroix, Daumier et Balzac pour ne citer que quelques noms célèbres. Ils sont conviés chaque mois, avec d’autres invités, au diner du vendredi et au concert du dimanche. Dans une ambiance tour à tour studieuse et joyeuse, on parle « art, littérature et amour », on dit des poèmes, on commente les nouveautés du Salon des Beaux-Arts, on écoute de la musique, celle de Beethoven et de Berlioz. Boissard, bon violoniste, est passionné de musique. En petite compagnie, on consomme du haschich. Les jolies femmes se succèdent dans sa vie d’esthète fortuné, il en fera ses modèles…

La présente biographie fait le point sur nos connaissances encore fragmentaires sur sa vie et son œuvre. Une quinzaine de peintures nous sont connues à ce jour. Ses articles publiés dans des périodiques de son temps sont méconnus. Nous en reproduisons une douzaine sur le thème des arts.

 

Vous trouverez ci-dessous le bulletin de souscription de cet ouvrage:

Souscription Boissard