Auguste Borget; « Les paradis perdus, 4 ans de voyages autour du monde »
Musée BERTRAND. « La minutie du trait au service de l’authentique »
Par Claire PIERROT guide conférencière, responsable des publics et de la communication du Musée Bertrand de Châteauroux.
Inscription obligatoire auprès des Amis des Musées :
Deux groupes de 30 personnes : 1er :14h -15h15 2ème : 15h30 – 17 h
Comment mieux comprendre l’œuvre d’Auguste BORGET que de participer à une des deux conférences guidées que nous vous proposons grâce et avec le musée Bertrand, guidés par des spécialistes durant cette merveilleuse exposition signée du Musée Bertrand retraçant un grand artiste local, un Jacques London de la peinture pour la minutie de ses descriptions lointaines humaines et naturelles.
Artiste originaire du Berry, Auguste Borget naît à Issoudun le 28 août 1808 dans une famille qui le destine à une carrière de banquier. Il choisi une vie d’artiste.
Au collège royal de Bourges, il apprend le dessin grâce à Henri Joseph Boichard (1783-1850), et poursuit sa formation auprès du célèbre peintre de marines, Théodore Gudin (1802-1880), chez qui il fait ses premières armes. Sous sa tutelle, il se découvre un talent pour les paysages. Sur les conseils de son maître, il quitte alors l’atelier pour le plein air afin d’apprendre à peindre d’après nature.
Il part d’abord à la découverte des paysages d’Europe, arpentant les terres suisses et italiennes.
De retour en France, au début de l’année 1836, il décide de participer pour la première fois au Salon de peinture et de sculpture de Paris. Il comprend vite que s’il veut progresser, un tour de l’Europe ne lui suffit pas : il doit faire le tour du monde.
Auguste Borget, Vue d’un grand temple chinois à Macao, 1840, huile sur toile, Bourges.
Malgré les nombreuses mises en garde de ses amis Zulma Carraud (1796-1889) et Honoré de Balzac (1799-1850), Borget embarque le 25 octobre 1836 et met le cap sur les Amériques. Ce voyage durera quatre longues années. Il séjourne à New York, au Brésil, en Argentine, au Chili, où il fait la connaissance d’un certain Johann Moritz Rugendas (1802-1858), peintre-voyageur bavarois, lui aussi en quête d’inspiration. Après un long séjour au Chili, il prend finalement la mer pour Hawaï, puis la Chine où il trouve le célèbre peintre anglais George Chinnery (1774-1852). À l’aube de la première grande guerre de l’opium, il décide de quitter « l’empire céleste » et traverse ensuite les Philippines pour atteindre l’Inde. Malheureusement, il y tombe malade, et sous les conseils des médecins, décide de regagner la France en passant par l’Afghanistan
Il rapporte de ses aventures de centaines de dessins et d’œuvres magnifiquement présentées au Musée.
Il décède à Bourges le 25 octobre 1877.
